Suite de la lutte de la CGT face à COALLIA

Après 12 jours de grève les travailleurs sans papiers de l’hôtel social de Bagnolet obtiennent des versements de salaires.

Mais tout reste à régler !


Après 12 jours de grève les travailleurs sans papiers ont obtenu une partie de leur salaire. Leur employeur, sous-traitant de COALLIA (opérateur étatique de l’action sociale), a effectué des virements. C’est un premier gain de la lutte : faire plier un patron véreux qui aura arrêté de payer ses salariés pendant 5 mois ! Mais le compte n’y est toujours pas ! La CGT ne manquera de saisir les prud’hommes pour le paiement de
l’intégralité des salaires. Car les derniers versements ne représentent environ que le 1/3 des sommes dues.

Nous rappelons que cet entrepreneur recevait de la part de COALLIA environ 1 600 000 euros par an. Et nous estimons qu’une bonne partie de cette somme s’est envolée dans les méandres de la société GABA Global Service International, entreprise créé juste au moment de la réquisition de l’hôtel, sans passer ni dans les poches des salariés, ni dans nos caisses sociales, ni dans un quelconque service offert aux réfugiés du centre d’hébergement. De l’argent public, pour gérer un hôtel réquisitionné par la préfecture de la Seine-Saint-Denis afin d’ouvrir des hébergements d’urgence , qui engraisse un margoulin en surexploitant des travailleurs : un scandale que certains souhaiteraient étouffer.


Mais se défausser sur le sous-traitant ne trompera personne. La CGT ne lâchera pas !

COALLIA doit passer des déclarations de principe aux actes, en fournissant les documents nécessaires à la régularisation des salariés. Il est temps d’oeuvrer pour rétablir les droits et de ne donner aucun signe de complaisance voir de complicité avec des pratiques hors du code du travail et d’un certain nombre de principes fondamentaux.

Pour faire entendre ses exigences nous appelons à un rassemblement lundi 8 août 12h devant le siège de Coallia 16-18 cour Saint Éloi Paris 12ème

 

Bobigny le 3 août 2022